lundi 19 octobre 2009

Anecdotes – Partie VI

Réaction inattendue

Comme je l’ai mentionné à quelques reprises depuis mon arrivée ici, la nourriture est une source incroyable de différences culturelles. Dans une discussion portant sur ces différences, j’exposais à mon ami burkinabè (avec qui je suis à l’aise de donner mon opinion franche) les difficultés que j’ai rencontré sur le point de vue culinaire. J’ai entre autre listé les partie traditionnel que nous mangeons au Québec (poitrine/cuisse de poulet, viande de bœuf…) et j’ai terminé mon point en disant : « Tu comprends que manger une tête de mouton, c’est un peu difficile à concevoir, quand le morceau de viande qui sort le plus de l’ordinaire pour moi, c’est les cuisses de grenouille! ». En un seul bond il était debout avec un air terrifié sur le visage : « Vous mangez les cuisses des grenouilles!?! C’est complètement dégoutant!! ». Sur le coup, j’ai pensé que la grenouille était d’une façon quelconque symbolique pour eux. Mais avec son exclamation, j’ai bien compris qu’il trouvait simplement répugnant de manger des grenouilles. Il m’a avoué ne jamais pouvoir concevoir se mettre ça dans la bouche… et moi qui me suis rendu à manger des yeux et des couilles! Les goûts sont définitivement influencés par la culture!

Sur la route de Ouaga

Dans le car menant à Ouaga, j’avais terriblement sommeil et je savais que ma fin de semaine ne serait pas de tout repos, alors j’ai profité de ces trois heures de route pour me reposer au maximum. Ce « maximum » étant quelque peu affecté par un homme extrêmement volubile sur ma droite, et par le fait que j’étais complètement coincé entre lui et la fenêtre dans la chaleur du début de l’après-midi… J’ai tout de même réussi à m’assoupir au bout d’une heure de route, enfin.

Mais quelle chaleur incroyable! J’ai dû rêver que j’étais en enfer pour avoir aussi chaud! J’étais complètement en nage, ma pagne (vêtement traditionnel) était complètement trempé! C’est là seulement que j’ai réalisé la cause de cette chaleur extrême : l’homme très volubile sur ma droite, n’ayant plus de compagnon à qui parler, a décidé de piquer un petit somme et de s’étendre… sur moi! Sa tête sur mes genoux, son sac reposant sur son côté et appuyé sur mon bras, j’avais tout juste quelques centimètre de peau libre pouvant jouir de la petite brise que m’offrait la fenêtre! Le voisin de droite de l’homme en question à compris mon état abasourdi et à réveillé le dormeur. Ce dernier a pris le temps de s’étirer, a retiré son sac de sur mon bras, puis c’est remis en position assise pour me demander avec toute l’aise du monde : « Bien dormi? »

3 commentaires:

  1. J'ai hâte au prochain épisode de Bianca pique des sauts avec une face de malaise au Burkina!!!

    RépondreSupprimer
  2. Vraiment belle ta pagne miss!

    RépondreSupprimer
  3. Wowww! il est chanceux que tu sois plus de bonne humeur qu'avant à ton réveil:P

    RépondreSupprimer