jeudi 29 octobre 2009

Et le travail?

Ahhh, les bailleurs…
À la fédération, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce ne sont pas les nouvelles idées qui manques! À vrai dire, les gens aiment tellement les nouvelles idées que tous les projets qui semblent avoir un certain potentiel pour la FEPPASI sont acceptés. En soit, ce n’est pas mauvais. Mais dans les faits, il n’y a que 7 personnes sur le conseil de gestion pour arriver à administrer tout ces projets! Comment faire pour arriver à sélectionner quels projets accepter et quel projet refuser? Et bien, je me suis penché sur la question cette semaine, et il c’est avéré que la réponse est beaucoup plus compliqué que ce que j’avais prévu…

Il faut d’abord savoir qu’une Fédération comme la FEPPASI ne vit pas de ses propres moyens, seulement une somme minime est payée par les adhérents. Ce sont donc des subventions externes qui permettent d’administrer les salaires ainsi que toutes les dépenses reliées aux activités de la Fédération. Dans le cas présent, ces subventions proviennent pour la majorité de la Suisse et de la France, et pour quelques petites exceptions, de l’Amérique du Nord. Cela veut donc dire que, qui dit projet, dit aussi entrée d’argent pour la Fédération! C’est donc la base #1 du problème. Les bailleurs de fonds donnent des subventions reliées à divers projets, et ainsi demandent des rapports et compte rendus afin de mieux suivre l’impact (trop souvent sous forme matérielle) qu’aura l’argent qu’ils investissent.

La base #2 du problème se situe, selon moi, au niveau des ambitions. Certaines personnes sont particulièrement motivées à faire en sorte que les producteurs sortent de la misère, et serait vraiment prêt à faire n’importe quoi pour que ça arrive. Malheureusement, ils ne pèsent pas toujours les pours et les contres des actions qu’ils prennent pour comprendre l’impact concret au bout du compte. Parfois, en voyant la somme proposée par certains bailleurs, ils ne considèrent pas la distribution des fonds, c’est-à-dire le nombre de personne touché. Je m’explique : si un bailleur de fonds propose un projet avec une subvention de 6 000 000 FCFA, et que le projet touche la totalité des producteurs adhérents (12000), l’argent investit par producteur revient à 500 FCFA, soit 1,25$ CAN! Avoir un impact dans la vie d’un producteur avec 1,25$, il faut souhaiter une intervention du Saint-Esprit… Alors bien que le montant initiale soit attrayant, il ne faut pas perdre de vu l’impact qu’aura le projet.

Il y a donc toute une gymnastique a faire pour arriver à démontrer à certains que, bien que l’offre soit intéressante, il ne faut pas oublier de voir plus loin que la subvention.

Discipline
Être structuré et assidue dans ces rencontres et son travail, je crois bien que c’est ce qui forme une base solide pour tout organisme ou entreprise. Malheureusement, ce sont deux lacunes que j’ai constaté dès le début à la Fédération. Pendant l’absence de mon homologue, j’ai beaucoup mis de temps à trouver des outils qui permettraient de structurer les gens dans leur travail et un meilleur suivi des projets. À mon grand bonheur, les gens ont semblé comprendre l’utilité de ces outils et me posent régulièrement des questions pour perfectionné leur utilisation, yeah! Petite victoire!

Côté discipline, et bien il reste du travail à faire! J’ai tenté, avec une mes collègue, de lui faire comprendre l’impact du manque de discipline avec toute sorte d’exemples concerts. Par exemple, pendant une rencontre lorsque cinq personnes sur dix s’absentent momentanément d’une rencontre pour n’importe quelle raison (souvent peu valable) la réunion s’avère improductive et une véritable perte de temps pour les gens présents. À force d’exemple, elle a fini par être la plus assidue du bureau et a réussi à faire comprendre l’importance d’être présent à la rencontre hebdomadaire pour tous les membres du conseil de gestion, yeah encore! Cette collègue ainsi que mon homologue ont maintenant tendance à s’énerver lorsque quelqu’un se lève sans raison pendant une rencontre.

Voilà donc deux début de changement au bureau qui me permettent d’être plus efficace dans mon travail. Sinon, il devient difficile de rencontrer les gens et de trouver du temps pour arriver à faire mon travail! Ouf!!

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