dimanche 27 septembre 2009

Annecdotes - Partie IV

Manque d'attention?!

Pendant deux semaines, la FEPPASI à reçu un stagiaire provenant d’un centre de recherche burkinabé. Il avait comme mandat de suivre des animateurs sur le terrain pour constater les avancements des exploitations. À la fin de sont stage de deux semaines, il a fais une rencontre de restitution de ces activités pour tout les animateurs et conseillé, en plus du conseil de gestion de la FEPPASI, duquel je fais partie.

Nous nous sommes donc tous réunis pour l’écouter nous parler de son expérience. Par contre, ici, les gens on une grande tendance à étirer en longueur dans leur discours, ils semblent tous être de bon politiciens quand ils parlent. Alors tout le monde commençaient à somnoler quand soudain, BANG!!! Je me retrouve assise par terre!!! Ma chaise c’est complètement dessoudé, et je me suis donc retrouvé assise au sol! Tout le monde c’est réveillé très subitement et me regardait tous avec un air béat. Ma première réaction fut d’éclater de rire en voyant leurs visages. La fraction de seconde qui à suivi, une dizaine d’hommes se sont précipités pour m’offrir leur chaise pendant que le conseil de gestion (mes collègues de tout les jours) riaient de bon cœur. J’ai donc appris qu’il faut toujours regarder les joints des chaises ici avant de s’asseoir, détail utile que mes amis avaient oublié de me mentionner… Inutile de dire que tout le monde c’est levé pour vérifier sa propre chaise avant de poursuivre la rencontre...

Histoire de bouffe

La nourriture est définitivement un point majeur des différences interculturel. La semaine dernière, avant le départ de Minata, nous étions allées avec des amis pour prendre un verre le soir. Je n’avais jamais gouté la soupe ‘Tête de mouton’ ils ont donc tous insisté pour m’en commander un bol. Avec un nom pareil, on s’attend vraiment à tout comme soupe! Je ne fus pas déçu : la tête est belle et bien arrivé complète dans un bol avec du bouillon… Un ‘petit’ haut-le-cœur m’a prise quand j’ai constaté que même les yeux étaient encore là. J’ai eu la chance d’avoir Minata à mes côtés une fois de plus pour sauver la mise, elle a mangé une grande partie des morceaux que je ne pouvais pas imaginer mettre entre mes dents.

Voilà que cette semaine, je me suis retrouvé dans une position où je ne pouvais m’esquiver et bien paraître… J’étais regardé par une dizaine de personnes qui attendaient seulement que je donne mon opinion sur le met en face de moi! J’ai donc dû me résigner à manger les yeux et les couilles de bœufs dans mon assiette. Peut-être êtes-vous êtes septique sur le gout, mais avec une bonne sauce, il est surprenant de constater que c’est très bon! Il ne faut définitivement pas se fier aux apparences!!! Bon appétit!


Tout est dans l’attitude

Pour faire suite à l’épisode La Grande Fête! voici une surprise qui m’attendait le lendemain de la fête, le lundi 21 septembre…

En arrivant à la maison de Léo, une grande nouvelle m’est annoncée : La cousine de Minata a accouché! Quelle bonne nouvelle! Mais pourquoi es-ce que tout le monde me regarde en attendant une autre réaction de ma part?? Apparemment, quelque chose m’échappe… Semblerait qu’une autre différence culturelle m’est inconnue : lorsqu’une femme accouche, les femmes disponibles dans la parenté se mobilisent pour aller aider la nouvelle maman… On venait donc de m’apprendre que j’allais être seule dans la cours pour la totalité du mois à venir…
Être seule dans une maison au Québec, et être seule dans une cours au Burkina, je dois avouer que c’est loin d’être la même paire de manche. Aller puiser l’eau, entretenir la maison et la cours, préparer les plats, faire les courses, laver mes vêtements, rien de tout ça ne ce fait comme j’en ai l’habitude au Québec. Après un mois ici, j’ai pu me familiariser avec quelques-unes de ces habitudes, mais certainement pas toutes! Alors que faire avec cette nouvelle qui m’a prise de court?

Comme c’est toujours le cas dans la vie, plusieurs options s’offraient à moi :
1. Éclater en sanglot
2. Me mettre à genou et demander au ciel ce que j’ai pu faire pour mériter ça
3. Prendre mes jambes à mon cou pour aller Dieu seul sait où
4. Hocher de la tête et ne rien faire des options 1, 2 et 3 par orgueil

Ceux qui me connaissent bien savent que je n’ai rien fais des 3 premières options. Par contre, je ne peux pas avoir la prétention de dire que je n’ai pas eu peur, ou que je n’étais pas paniqué à l’idée de ce qui m’attendait à mon retour de Ouaga. À cet instant précis, je me suis sincèrement demandé pourquoi j’ai fais le choix de venir en Afrique. Heureusement pour moi, la réponse n’a pas tardée à venir.

Comme je l’ai mentionné dans La Grande Fête, la journée du lundi à été des plus longues. Je suis revenue à Léo vers 19h15, heure où la noirceur est déjà installée. J’ai mis un peu d’ordre dans mes effets personnels puisque j’avais été absente en grande partie pendant la fin de semaine, puis j’ai entrepris de me faire à souper.
Assise devant le petit feu que j’ai finalement réussis à allumer après avoir passé une boite complète d’allumette, je me suis mise à réfléchir. Mon cerveau passait en revu tout ce que j’ai vécu ici depuis mon arrivé en août. Peu à peu, j’ai senti toute tension quitté mon corps pour finalement me sentir très légère. Bon, là vous allez dire ‘elle va bientôt nous annoncer qu’un ange est apparu pour lui donner sa bénédiction’ mais rassurez-vous, il n’y a que moi d’impliqué dans toute l’histoire. Je venais simplement de réaliser ce dont j’étais capable. Vous savez toutes ces fois où on vous dit ‘Il n’y a que toi qui peux te met des barrières dans la vie’ et bien cette citation, qui avait le don de me faire enrager avant, venait de prendre tout son sens. C’était toute une leçon que je venais d’apprendre. Mon attitude allait décider de la tournure que prendrait le mois à suivre, et c’était maintenant certain que j’allais transformer ce défi en opportunité.
Il y a maintenant une semaine que je vis seule à la maison et tout va pour le mieux, la santé et le moral sont en super forme! J’arrive à faire toute les tâches nécessaires et je continue d’apprendre tout les jours.

Si je partage cet épisode de mon aventure aussi ouvertement avec vous, c’est que je crois sincèrement que cette leçon devrait profiter à tout le monde qui veut bien l’entendre.
Mettez-vous au défi de sortir de votre zone de confort. Parlez à des gens que vous n’osez pas parler généralement, essayez un sport que vous ne connaissez pas, dites ce que vous pensez réellement quand on vous demande votre opinion, donnez-vous un défi dans votre vie professionnelle. Toutes ces actions peuvent contribuer à enlever ces barrières qu’on s’impose. Dans la mesure que l’on prend en compte sa sécurité, le reste dépend de l’attitude avec laquelle on fait face aux situations. La plupart des gens sous-estime leurs propres capacités et c’est tellement dommage!
Alors sur ce, je vous souhaite du courage et une bonne découverte de vous-même! :)

P.S. Je dois préciser que le quartier où j’habite est sécuritaire et ma porte a tous les verrous nécessaires et fonctionnels pour ma sécurité. Pas de panique maman ;)

La Grande Fête

Après une absence de 2 semaines, me voilà de retour avec toujours plus d’énergie! Merci à tout le monde pour les courriels et les commentaires! C’est très apprécié! Concernant mon Djula Pascal, c’est pas la grande conversation… J’ai une sacrée tendance à confondre Nuni, Moré et Djula au désespoir de mes interlocuteurs! Je me débrouille nettement mieux seulement en Nuni! Sur ce, voici donc un résumé de ce qui c’est passé depuis mon dernier post.

Après une semaine de travail bien remplie, j’ai quitté Léo samedi dernier pour me rendre à Bieha dans le cadre d’une très grande fête ayant lieu dans tout les pays Musulman : Le Ramadan! Et oui, le Karem est finalement terminé! Après un mois de jeûne pendant les périodes ensoleillés, les musulmans reprennent le cours normal de leurs activités. Voilà un évènement qui se fête en grand! Il s’agit en fait d’une fête de l’envergure du nouvel an pour nous. Pour cette journée, ma famille d’accueil de Bieha m’avait invité au village pour célébrer avec eux, toute une invitation!
Le rituel commence très tôt le matin avec la grande prière à la Mosquée du village, puis ce poursuit avec de la nourriture à profusion tout au cours de la journée. On tue une chèvre et des poulets, puis on apporte quelques récoltes des champs pour complété le repas. J’ai eu l’honneur de participé à la préparation des diverses mets que nous avons consommées au courant de la journée. Le soir venu, hommes et femmes sortent leurs plus beaux habits traditionnels afin d’aller faire la fête au lieu de rencontre du village, qui, dans le cas de Bieha, se nomme le Bas-fond. C’est là-bas que j’ai eu droit à mon initiation à la danse burkinabè… et par la même occasion, à avoir les jambes en marshmallows pour les deux jours qui ont suivi! Quand on n’a pas l’habitude de ce démener autant, je dois dire que ce n’est pas facile de suivre le rythme, n’étant pas une danseuse née de surcroît!
Après une nuit des plus courte, mon ami et collègue Abou est venu me cherché à Bieha pour me ramener à Léo vers 7h00 Am. De là je suis repartie pour un aller-retour à Ouaga afin d’accompagner Minata qui sera partie en formation pour le mois à venir. Ce fut une grosse journée en sommes avec plus de 10 heures de route, ouf!

La semaine qui a suivi ne fut pas de tout repos non plus! Je vous invite à lire l’épisode Tout est dans l’attitude pour en savoir davantage!

samedi 12 septembre 2009

Anecdotes - partie III

Peulh, c'est quoi ça?
Un soir de la semaine, j'ai été invité chez des amis que je connais depuis peu avec Minata. Les discussions vont bon train et je me sens plutôt à l'aise, les gens sont tellement chaleureux! À travers une conversation portant sur les mets typiques, on commence à me parler de peulh, me demandant si j'ai eu l'occasion d'en voir depuis mon arrivé. N'ayant pas quitté le sujet des mets typiques, je demande : 'Avec quoi es-ce que ça se mange?' et l'hilarité général s'en suit... Il se trouve que les Peulh sont un peuple nomade du Burkina! Depuis ce soir-là, l'auto dérision est mon meilleur ami...

Première visite au Marché de Léo
La semaine dernière, Minata et moi sommes allé faire les courses au marché ensemble pour la première fois, histoire que je vois un peu comment ça marche et comment trouver ce que je cherche... Faisant les achats pour la semaine à venir, nous avions besoin de viande, nous nous sommes donc dirigés vers le centre du marché, seul partie qui n'est pas complétement en plein air. Je dois avouer avoir eu un choc. Ici, on mange beaucoup de chèvre. Seul hic, je ne savais pas qu'elles étaient tué sur place, devant vous... Apparemment, mon visage avait l'allure de quelqu'un qui a rencontré sa mort puisque quand le vendeur m'a demandé quel partie je voulais, aucun mot n'est sortie! Minata a du prendre les devant afin de dicter les morceaux voulu. Je croyais sincèrement qu'elle se jouait de moi quand elle m'avait dis d'aller demander les 2 pattes et le foie...

Le renforcement, c'est quoi? Un super défi!!!

Voici donc la capsule qui parlera de ce fameux travail que je dois accomplir ici... Je dois par contre vous avertir, ce travail n'es tpas simple à résumé!!! Soyez indulgent, j'y apporterai des précision régulièrement...
Ma première semaine à Léo ayant principalement servi à tâter le terrain de la fédération avec laquelle je travail, me voilà maintenant au cœur de l'action.
Tout d'abord, il faut savoir que mon travail ici consiste à faire le renforcement des capacités d'une fédération de petit producteurs agricoles se nommant la Fédération Provincial des Producteurs Agricoles de la Sissili, plus connue sous le nom de FEPPASI. Le renforcement de capacité, c'est un bien beau terme, mais qu'es-ce que ça veut dire?? Et bien il s'agit de trouver les points faible de la fédération et d'aider à apporter les changements nécessaires pour un meilleur fonctionnement. Mais attention!!! Aussi simple que ça peut sembler, le changement n'est pas une question de jours! Loin de là! Il faut beaucoup de temps et de travail pour faire en sorte que ces avancements surviennent puisqu'on parle ici de changement de comportement des acteurs principaux de la fédération.
Pour mieux comprendre, voici un exemple :
Les producteurs n'ont jamais eu l'habitude de prendre en note ce qu'ils utilisent pour faire leur semences (engrais, quantité de graines, matériel nécessaire, etc.). Maintenant qu'ils adhèrent à la fédération, on leur demande de tenir des compte bien précis de ce qu'ils font afin de pouvoir faire de bonnes prévisions pour les années à venir. Pour une partie d'entre eux, cette demande semble tout à fait inutile et beaucoup trop compliqué, malgré que la FEPPASI fourni tout le matériel nécessaire! Alors le travail de persuasion est énorme, en plus du fait qu'un certain nombre de producteurs ne sont pas scolarisés et donc analphabète...
Ici, le renforcement de capacité consisterais à trouver les bon outils pour que les producteurs comprennent bien l'utilité de tenir des comptes. Bien que très simpliste, cette exemple est un cas concret de problème rencontré.

Pour le moment, mon travail se situe plutôt au niveau de la mise en marché des produits et de la communication. Je dois travailler avec les responsables de l'entrepreneuriat et du conseil à l'exploitation familiale. Ils utilisent présentement une approche individuelle des producteurs via des animateurs de terrain pour introduire des systèmes de gestion de leurs exploitations, mais chaque animateurs a plus de 100 producteurs à suivre! C'est beaucoup trop compte tenu du fait qu'ils doivent promouvoir différents programmes que la FEPPASI offre en plus de recueillir les données des producteurs.

Mon rôle pour la semaine à venir sera surtout de voir quelles seront les zones de contribution pour Ingénieurs Sans Frontières. C'est-à-dire, sur quels points nous pourrions travailler avec la fédération afin d'avoir le plus grand impact possible à long terme.
Comme vous le constatez probablement, c'est un travail très complexe qui demande beaucoup d'analyse et de réflexion... Je vous ferez donc part de ces réflexions tout au cours de mon stage... Pour l'instant, mon cerveau est en ébullition, j'y met de l'ordre un peu plus chaque jour...

La maison des Femmes!

Wow, la vie en famille, c'est l'école de la vie ici! Au début de cette semaine, nous avons eu la super visite de deux femme dans la maison de Minata (ma collègue et propriétaire de la maison). Sa grande soeur et sa fille de quatre ans sont en visite pour quelques semaines dans la région de la Sissili (Léo fait partie de cette région) et résideront donc avec nous pour cette période. Nous sommes maintenant rendu 6 femmes dans la cours! Surprenant de voir à quel point nous cohabitons bien dans l'espace que nous avons.
Une de mes grandes craintes en arrivant ici était de ne pas m'intégrer au sein de la famille qui m'accueillerait. Après tout, je suis une pure étrangère! Me voilà donc agréablement surprise de voir combien nous rions ensemble! La langue étant une barrière non-négligeable, les signes sont de mise entre la mère de Minata et moi, puisqu'elle ne comprend pas du tout le français et je commence à peine à comprendre le Joula, sa langue natale. C'est donc dans ces conversations gestuelle que certains malentendu deviennent totalement farfelu et cause l'hilarité de celles qui comprennent les 2 langues... Que de plaisir nous avons! :)

samedi 5 septembre 2009

Annecdote - partie II

Cours de moustiquaire 101!
Ahhhh la moustiquaire! Quelle merveilleuse invention pour contrer la malaria! Mais qui a pensé à inventer celle qui ne tient que par un point au plafond en son centre? Je dois dire que je lui en veut un peu...
Mon sommeil étant la chose la plus trouble depuis mon arrivée au Burkina, je prend bien soin de me coucher tôt le soir. Seulement, avant le dodo, il faut installer la moustiquaire. Alors je m'y met pour la première fois dans mon nouveau chez moi. Pas de clou très fixe ici, alors je me fait un système un peu (beaucoup) broche à foin pour que je puisse dormir en paix sans moustique. Je me couche relativement satisfaite du résultat. Premier changement de position, BANG!! le support s'écrase directement dans mon visage! Sa commence bien mal la nuit! C'est donc avec le peu de patience de la fille fatigué que je remet la moustiquaire en place pour me recoucher aussitôt, n'osant plus bouger de peur qu'elle ne retombe. Inévitablement, elle retombe! Ahhhh, pas le choix! Je fais tout pour évité la malaria alors je me relève et la raccroche. Je finis par m'endormir et ne me réveiller qu'au matin avec les rires de ma partenaire de chambre. Elle était debout à mes côtés, pliée en deux par le rire! J'ai alors constaté que j'ai dormis tellement profondément que je n'ai pas eu conscience que ma moustiquaire était retombé, et j'étais donc totalement en-tournicoté dans son filet! Ahhh, j'ai fini par en rire, n'ayant pas d'autre choix!

La vie à Léo, la grande ville!

Un peu moins d'une semaine c'est passé depuis mon arrivé à Léo, et je m'y sens déjà très bien. J'habite avec une collègue de travail, sa mère et sa cousine. Nous partageons la chambre à deux, bien qu'elle soit souvent absente.
La maison ou je vis est très bien, et très différente de ce que j'ai connu à Bieha. La cours est plus petite, mais l'intérieur est un peu plus grand, ce qui permet de rester libre de mouvement en temps de pluie (ce qui est fréquent à ce temps-ci de l'année).
J'ai la chance de résider à quelques minutes à pied seulement du bureau. C'est donc très pratique en temps de pluie comme en temps de soleil trop intense!

Les commodités sont aussi plus grande ici. L'électricité se rend à Léo (bien que souvent intermittent) ce qui permet d'avoir la lumière le soir, une fois le soleil couché (vers 18h30).
Pour ce qui est de la douche, et bien c'est au saut! Je dois dire que j'ai eu besoin d'un certain temps d'adaptation, puisque ce laver les cheveux au saut n'est pas évident au début! Mais je me débrouille plutôt bien je trouve!

À la bouffe!

Au menu, je vous offre : sel, sucre et huile!
Alors que dire de la bouffe ici! C'est vraiment excellent!
C'est avec surprise que j'ai constaté à quel point j'aime ce que je mange. Le seul problème réside dans la diversité. Elle est plutôt inexistante dans mon cas...
Les mets typiques sont composés de riz ou de to (c'est une pâte très dense fait avec de la farine de maïs, de l'eau et de l'huile) accompagné de sauce. Cette dernière est souvent très salé et à base d'huile. Les ingrédients qui la composes sont variable : Gombo, feuilles de baobab, arachides, oignons, piment fort... Heureusement, c'est très bon!
Le sucre est plutôt utilisé dans les boissons. Quand on boit du café ici (on dit 'prendre le Nescafé'), c'est de l'eau chaude avec du café instant et un quart de canne de lait condensé! Souvent, les gens vont ajouté un peu de sucre... Oh là là! Je vous dit qu'un régime ne tiendrait pas longtemps ici!
Pour ce qui est du thé, c'est la boisson du matin, et on y met l'équivalent de 3 cuillères à table de cassonade pour un tasse normale! Je peux vous dire que je n'ai jamais avaler autant de sucre!
Une bonne chance pour moi, c'est qu'il y a l'eau! Je me fais beaucoup taquiner ici puisque je traîne ma bouteille d'eau partout avec moi. Je boit de 2 à 4 litres d'eau par jour, selon la température.
Finalement, je ne peut pas parler de bouffe sans parler d'arachide! C'est un cadeau que je recois tout les jours ou presque, et en quantité astronomique! Comme elle ne sont pas grillé, ça fait très différent et j'aime beaucoup. On peut les faire chauffer et elle devienne tendre et un peu d'huile en sort, c'est excellent!
Vous constaterez que je ne suis pas tombé en pleine saison des fruits... :P

Quelques réponses...

Bonjour à toutes et tous!

Voici une petite capsule qui a pour but de répondre à vos commentaire sur mon blog de la semaine passé.
Premièrement, merci à tout le monde, j'adore avoir de vos nouvelles! Continuer de m'écrire, que ce soit par courriel ou sur mon blog. Si parfois j'ai un délai de réponse, j'en suis désolé, mais soyez certain que je vais finir par vous répondre dès que je le pourrai!

Alors, tout d'abord, tante Lucile, le Nobo!
C'est le nom donné par les enfants pour le Gombo (j'ai appris ça cette semaine :P )
Apparemment, c'est possible de trouver du Gombo au Canada, mais il est beaucoup plus petit qu'ici. C'est un légume vert qui ressemble à un piment fort. Ici, sa grosseur varie entre 10 et 20 centimètres. C'est utilisé pour faire la sauce qui accompagne le To, mets fait a base de maïs.

Comme je n'arrive toujours pas à ajouter de photos, j'ai changé ma photo de profil pour mettre une photo que j'ai prise ce matin dans mon bureau. Ça donne une idée de ce que je vois quand je suis assise pour travailler... Généralement, j'ai un âne qui broute à ma fenêtre. Comme Pascal l'a mentionné dans son commentaire, les ânes sont effectivement moins docile qu'ils en ont l'air!
Je vais probablement changer ma photo au courant de la semaine pour pouvoir vous montrer autre chose, mais comme ça m'a pris plus de 25 minutes la loader, je vais attendre d'avoir un peu de temps pour le faire...
***J'ai rechangé ma photo de profil pour une photo qui représente la cours de ma famille d'accueil à Bieha. On peut voir Faïza assise à côté de la chaise que j'occupais avant la photo! ***

Concernant ma connexion Internet, bien que je n'arrive pas à Uploader de photo, je suis très chanceuse d'avoir une connexion au bureau. Bon, ce n'est pas 100% fiable, mais au moins elle est là par moment! Alors Pascal, j'attendrai de tes nouvelles pour collaborer avec la section! Car si mon Internet du bureau de fonctionne pas, il y a aussi un Cyber dans la ville, mais je dois savoir d'avance puisque c'est un peu loin d'ici...


mardi 1 septembre 2009

Anecdotes...


Les gens qui me connaissent bien savent à quel point je peux être nerveuse et avoir des réactions parfois excessive quand on me fais faire le saut.
Pendant que je discutais avec Faïza, ma soeur de famille d'accueil, un coq(il y en a vraiment partout) s'est discrètement perché sur mon dossier de chaise à mon insu.
Imaginez-vous ma réaction quand il a crié directement dans mes oreilles!!! J'ai crié tellement fort que les cours avoisinante sont venu voir si un scorpion m'avait piqué! J'ai bien fais rire les familles ici!

Vous saviez qu'il faut fermer la porte de la maison quand on dort? Et bien je l'ai appris assez vite quand le deuxième soir au village, les gens ont dis que les caïmans aurait pu entré dans la maison si personne n'était passé fermer la porte après moi.... Oh là! Apparamment ce sont des visiteurs fréquent et pas dangereux bien qu'on ne les veut pas dans les maisons...


À très bientôt et n'hésitez pas à commenter et poser des questions!

Bianca


Ces tortues qui vous ralentissent!


De retour à la maison, j'ai eu la chance d'aller visiter les champs de Issifou. Il cultive beaucoup l'arachide ainsi que le maïs, les pastèques et le Nobo.
C'est Madi, le frère de ma famille d'accueil, qui est venu me porter et me rechercher en moto. Mais les motos consomment vraiment beaucoup d'essence, et nous n'avions pas prévu devoir attendre pour la traversé d'une famille de tortues sur notre chemin!
L'essence à manqué et Issifou a du prendre sa moto pour venir nous chercher... Ouf!


Premier périple en brousse!

Après deux jours passé avec la famille à faire la connaissance des gens du village, j'ai fais la rencontre de M. Issifou, maire de la ville de Bieha et conseillé technique pour la Fédération Provincial des Professionnels Agricoles de la Sissili, fédération avec laquelle je vais travaillé au cours de mon stage à Léo. C'est en sa compagnie que j'ai fais mon premier périple de 2 jours en moto, moyen de transport le plus utilisé ici. Nous sommes partie 3 motos ensemble pour aller vers les premier champs que nous devions visiter.
Ces visites avaient pour but de vérifié des tests fais dans les productions agricole de paysans vivant en brousse. Sur la photo qui suit, nous sommes en pleine réunion suite à la visite d'un champs. À ma droite, Issifou fais le compte rendu de la visite et à ma gauche, mon collègue Houdou me donne quelques détails en français puisque je ne comprend pas tout en Nuni, langue local.

Il s'est avéré que les producteurs avaient fais du bon travail. Nous avons dormis chez l'un d'eux dans le village de Nébou. Je dois dire que c'était la première fois que je m'endormais au son des éléphants! Dépassé Nébou vers le sud-est, les éléphants deviennent problématique pour les producteurs. Imaginez un peu les dégâts si un troupeaux décident de faire son chemin dans votre champs!
Pour donner une idée de la générosité des gens ici, pendant mon séjour de 2 jours en brousse, j'ai reçu 3 poulet en cadeau et un sacs de maïs! Ce n'est pas négligeable quand on sait que les gens n'ont pas le sou!


Sous le Soleil de Bieha

Me voilà au Burkina depuis plus de 10 jours, et je me sens toujours aussi excité quand je me lève au matin. Mon arrivé c'est très bien déroulé, malgré un retard de 4hrs dans l'escale fais à l'aéroport de Niamey, au Niger. J'ai été reçu par la troupe de stagiaire québecois qui ont maintenant terminé leur séjour de 3,5 mois au Burkina. J'étais très contente de les voir et de constaté leur excitation face à l'expérience qu'ils venaient de vivre. C'était un très bon départ pour moi!

J'ai passé ma toute première semaine dans une famille typiquement paysanne d'un petit village nommé Bieha. La famille qui m'a accueilli est musulman et les parents étaient donc présentement en Karem. La famille es composée de 9 enfants, 2 femmes et un père (qu'on appèle 'le vieux'). Ils ont tous été très généreux avec moi, prédisant mes moindres besoins.

C'est avec cette famille que j'ai eu ma première leçon de vie ici : Il ne faut jamais sous-estimé les gens sous l'influence d'une première impression!
Je m'explique : Quand je suis arrivé dans la cours, les minutes qui ont suivi ont constituées mon premier choc culturel. Sur le coup, tout ce que mes yeux ont vu reflétait la pauvreté de cette famille. Quelle erreur! Cette impression n'a pas durée une journée! Leur gentillesse, leur simplicité et leur volonté d'avoir une vie heureuse ont vite fais de changer mon opinion.
Malgré les mots et les images que je joindrai à ce blog, rien de ne peut vraiment démontré la réalité d'ici. Je tenterai de mon mieux de vous en faire un portrait le plus juste possible.