lundi 19 octobre 2009

La vie tout autour de moi

Ah, comme les temps file! J’ai une sensation très étrange depuis une semaine. C’est comme si j’étais ici depuis très longtemps, mais en même temps, je continue d’apprendre à tout les jours. Ces derniers temps, j’ai pris davantage le temps de regarder ce qui m’entoure, de voir ce que je ne remarque plus après deux mois dans cet environnement.

J’ai observé de nouveau la ville qui se réveille d’un seul coup le matin au lever du soleil, c’est comme si tout se met à bouger en même temps au son de la prière qui ce termine à la Mosquée. Les hommes qui quittent pour les champs, les femmes qui battent les grains au mortier, qui font la lessive, qui étendent la farine à sécher, qui balaient la cour. Les enfants plus jeunes qui cours et qui rient, les plus vieux qui aident dans la cours ou aux champs. Même les animaux se mettent de la partie. Les chèvres courent dans toutes les directions, les bœufs font des allers-retours à la queue leu-leu, rythmé par les bâtons des éleveurs. Les porcs, les poulets et les pintardes cherchent à qui mieux-mieux de quoi se nourrir dans les environs, et les ânes de leur côté, sont d’éternelles statuts, lorsqu’ils ne sont pas utilisés pour traîner les charrettes de sable ou de nourriture.

Avec la routine, j’ai fini par ne plus voir cet espèce de désordre qui règne, et qui est pourtant ordonné quand on prend le temps d’analyser. C’est plutôt fascinant! Ça fait partie des détails que j’oublie de partager, mais qui représente pourtant la base de la vie ici.

En observant, j’ai fais fait un autre constat à l'opposé du premier : l’immobilité pendant l'attente ou le repos, au travers du brouhaha. Les passagers attendant un car, les vendeurs attendant un client, ou simplement les dimanches, jours de repos, les gens sont simplement assis, sans bouger. J’ai réalisé ça davantage quand je me suis comparé aux gens qui attendaient le car avec moi. Je ne tenais carrément pas en place! Tic nerveux du bout du pied, chasse les mouches de la main, gratte le genou, replace les cheveux… mais eux, rien! Wow, c’est quand même impressionnant quand on s’arrête pour remarquer! C’est comme s’ils étaient tous en transe, un peu inconscient de ce qui les entours. Vraiment particulier comme sensation! J’en suis venu à être obsédé par mes moindres mouvements, mais je vous mets au défi de rester immobile plus de 15 minutes, et on s’en reparle! C’est tout simplement impossible dans mon cas! :P

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire