Dans le cadre de mon travail avec la FEPPASI, je dois effectuer plusieurs visites sur le terrain afin de mieux comprendre la façon d’interagir qu’ont les différents membres de l’équipe terrain. Une de ces sorties c’est transformé en véritable aventure cette semaine lorsque je suis sortie sur le terrain avec une collègue, Kyira. C’est toujours une découverte de faire ces sorties, puisque bien souvent, les gens du bureau eux-mêmes ne connaissent pas exactement les endroits où on doit rejoindre les animateurs et conseillés…
Nous sommes parties tôt le matin afin de ne pas être en route pendant les heures de chaleur torride (les gens comparent la température actuelle avec celle de mars-avril, soit entre 35 et 45 degrés Celsius). Nous avions la chance d’avoir la grosse moto de terrain (une belle DT presque neuve!) alors les routes sablonneuses n’affectaient presque pas la conduite de ma collègue. Notre première halte ce faisait dans le village de Bieha, où l’on devait demander au président de l’Union où ce trouvait les animateurs affecté dans la zone. Heureusement, comme c’est le père de ma famille d’accueil, je n’ai eu aucune difficulté à dirigé Kyira dans le village. Il nous a donc fait part de l’itinéraire que devait suivre les animateurs. L’un d’eux se trouvait actuellement à Bori, soit beaucoup trop loin pour faire l’aller-retour en une seule journée, et l’autre animateur était en compagnie du conseillé de la zone dans un village nommé Pin. Nous avons donc opté pour allé vers Pin, village qui nous était inconnu à toutes les deux, mais qui, selon les dire du président, n’était ni loin ni difficile à trouver… il ne se doutait peut-être pas de mon total manque d’orientation (et beaucoup de gens peuvent en témoigner, ici comme au Québec…). Kyira étant une femme de terrain, je m’e suis totalement remise à son jugement…
Nous avons donc roulé dans la direction indiquée pendant un certain temps, en attente de rencontrer le prochain village, où on comptait demander notre direction afin de s’assurer du bon chemin à suivre. Une heure complète c’est ainsi écouler dans les chemins sinueux, se rétrécissant de minute en minute. Je commençais à me poser de sérieuse question sur l’endroit où on allait, mais il était impossible que l’on se soit trompé de chemin, nous n’avions croisé aucune fourche ou carrefour! J’ai dû retenir une exclamation de joie quand nous avons rencontré un âne, signe que la vie humaine ne devait plus être bien loin. Qui aurait cru qu’un âne aussi délabré, puisse me rendre heureuse!?
Il y avait effectivement quelques maisons tout près où nos avons pu nous renseigner sur le chemin à suivre. On nous a confirmé que nous étions sur la bonne voie et que l’on atteindrait Pin sans problème dans ‘pas très long’. Nous poursuivons donc notre route dans la chaleur qui devenait de moins en moins supportable sous le casque de moto. Avec les pluies torrentiel des semaines passées, certain bas-fond se trouvaient encore submergés par l’eau alors nous avons dû nous mouiller un peu afin de traverser ces cours d’eau et j’en étais même contente vue la température actuelle. Un peu d’eau ne pouvait que faire du bien! Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce que Kyira pousse un cri strident à l’avant de la moto : un serpent droit devant!! Qu’es-ce qu’on fait devant un serpent? C’est loin d’être mon domaine d’expertise! Le premier réflexe de Kyira à été de tourné la pognée à fond pour prendre une vitesse incroyable en tenant le klaxon enfoncé, et tout ça en continuant de pousser son cri strident. Si le serpent a eu peur, et bien il ne fut pas le seul!!! Je me demande de quoi j’ai eu le plus peur, le serpent ou bien la réaction de Kyira?
Quelques instants plus tard, nous nous sommes toutes les deux calmées et Kyira a repris une vitesse plus normale, puis nous nous sommes mises à rire. S’il y a un point que nous avons en commun, c’est notre sens de l’humour pour dédramatiser toute situation! Je crois d’ailleurs qu’elle me surpasse dans le domaine!
Mais l’aventure n’était pourtant pas finie! Nous avions encore un bon moment à rouler vers ce fameux village nommée Pin. Le soleil était maintenant à son zénith et ma peau commençait à le ressentir malgré la crème solaire 35 que j’avais appliquée. Nous avons finalement atteint le village et avons pu voir l’animateur et le conseillé de la zone qui étaient en train d’interroger un producteur dans sa plantation de coton. Nous avons complété les documents nécessaires à notre travail et n’avons pas traîné sachant que notre journée n’était pas terminée. Nous avons donc fais demi-tour pour reprendre le chemin de Bieha, lieu de notre rendez-vous avec d’autres producteurs. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment ça s’est produit, mais une distraction quelconque a fais en sorte que nous nous sommes écarté du droit chemin pour atterrir dans un cul-de-sac. Et oui, ça existe un cul-de-sac dans la brousse! On a finalement retrouvé notre chemin et avons roulé pendant près de 30 minutes avant que la moto décide de s’arrêter, comme ça, sans raison!?! Que faire? On a rit, ça c’est sur, mais je me suis mis à rire plutôt jaune quand j’ai pris conscience qu’on se trouvait tout près de l’endroit où nous avions rencontré le serpent plus tôt, et j’ai totalement stoppé mon rire quand nous avons entendu le cri des éléphants un peu plus loin dans la brousse. Décidément, quelqu’un devait se payer notre tête dans le moment! C’est le genre de jour que tu crois voir dans le film seulement…
Quel soulagement quand nous avons vu la moto de l’animateur FEPPASI arrivé derrière nous! Il se rendait lui aussi à Bieha puisqu’il avait terminé à Pin! Une chance supplémentaire pour nous : il s’y connaît bien avec les motos et remet notre belle DT en marche en moins de deux! Inutile de dire qu’on lui a demandé de ne pas nous quitté d’une semelle avant notre arrivé à Bieha, juste pour s’assurer qu’un arbre ne décide pas à nous tombé dessus, ou qu’un éléphant apparaisse devant nous, histoire de bien finir la journée!
Quand nous avons arrêté la moto chez ma famille d’accueil de Bieha qui nous attendait pour le repas, nous étions totalement vidées! Nous avons mangé rapidement pour pouvoir rencontrer le reste des producteurs et nous sommes finalement revenues à Léo!!
J’avais l’impression d’être partie depuis des jours! J’étais complètement trempé de sueur, mais tellement heureuse d’être arrivé! Ce soir-là, moi et Kyira avons pris un verre avec des collègues et avons porté un toast au rire! Nous avons conclu que sans lui, nous n’aurions jamais passé à travers notre journée.
Nous sommes parties tôt le matin afin de ne pas être en route pendant les heures de chaleur torride (les gens comparent la température actuelle avec celle de mars-avril, soit entre 35 et 45 degrés Celsius). Nous avions la chance d’avoir la grosse moto de terrain (une belle DT presque neuve!) alors les routes sablonneuses n’affectaient presque pas la conduite de ma collègue. Notre première halte ce faisait dans le village de Bieha, où l’on devait demander au président de l’Union où ce trouvait les animateurs affecté dans la zone. Heureusement, comme c’est le père de ma famille d’accueil, je n’ai eu aucune difficulté à dirigé Kyira dans le village. Il nous a donc fait part de l’itinéraire que devait suivre les animateurs. L’un d’eux se trouvait actuellement à Bori, soit beaucoup trop loin pour faire l’aller-retour en une seule journée, et l’autre animateur était en compagnie du conseillé de la zone dans un village nommé Pin. Nous avons donc opté pour allé vers Pin, village qui nous était inconnu à toutes les deux, mais qui, selon les dire du président, n’était ni loin ni difficile à trouver… il ne se doutait peut-être pas de mon total manque d’orientation (et beaucoup de gens peuvent en témoigner, ici comme au Québec…). Kyira étant une femme de terrain, je m’e suis totalement remise à son jugement…
Nous avons donc roulé dans la direction indiquée pendant un certain temps, en attente de rencontrer le prochain village, où on comptait demander notre direction afin de s’assurer du bon chemin à suivre. Une heure complète c’est ainsi écouler dans les chemins sinueux, se rétrécissant de minute en minute. Je commençais à me poser de sérieuse question sur l’endroit où on allait, mais il était impossible que l’on se soit trompé de chemin, nous n’avions croisé aucune fourche ou carrefour! J’ai dû retenir une exclamation de joie quand nous avons rencontré un âne, signe que la vie humaine ne devait plus être bien loin. Qui aurait cru qu’un âne aussi délabré, puisse me rendre heureuse!?
Il y avait effectivement quelques maisons tout près où nos avons pu nous renseigner sur le chemin à suivre. On nous a confirmé que nous étions sur la bonne voie et que l’on atteindrait Pin sans problème dans ‘pas très long’. Nous poursuivons donc notre route dans la chaleur qui devenait de moins en moins supportable sous le casque de moto. Avec les pluies torrentiel des semaines passées, certain bas-fond se trouvaient encore submergés par l’eau alors nous avons dû nous mouiller un peu afin de traverser ces cours d’eau et j’en étais même contente vue la température actuelle. Un peu d’eau ne pouvait que faire du bien! Enfin, c’est ce que je croyais jusqu’à ce que Kyira pousse un cri strident à l’avant de la moto : un serpent droit devant!! Qu’es-ce qu’on fait devant un serpent? C’est loin d’être mon domaine d’expertise! Le premier réflexe de Kyira à été de tourné la pognée à fond pour prendre une vitesse incroyable en tenant le klaxon enfoncé, et tout ça en continuant de pousser son cri strident. Si le serpent a eu peur, et bien il ne fut pas le seul!!! Je me demande de quoi j’ai eu le plus peur, le serpent ou bien la réaction de Kyira?
Quelques instants plus tard, nous nous sommes toutes les deux calmées et Kyira a repris une vitesse plus normale, puis nous nous sommes mises à rire. S’il y a un point que nous avons en commun, c’est notre sens de l’humour pour dédramatiser toute situation! Je crois d’ailleurs qu’elle me surpasse dans le domaine!
Mais l’aventure n’était pourtant pas finie! Nous avions encore un bon moment à rouler vers ce fameux village nommée Pin. Le soleil était maintenant à son zénith et ma peau commençait à le ressentir malgré la crème solaire 35 que j’avais appliquée. Nous avons finalement atteint le village et avons pu voir l’animateur et le conseillé de la zone qui étaient en train d’interroger un producteur dans sa plantation de coton. Nous avons complété les documents nécessaires à notre travail et n’avons pas traîné sachant que notre journée n’était pas terminée. Nous avons donc fais demi-tour pour reprendre le chemin de Bieha, lieu de notre rendez-vous avec d’autres producteurs. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment ça s’est produit, mais une distraction quelconque a fais en sorte que nous nous sommes écarté du droit chemin pour atterrir dans un cul-de-sac. Et oui, ça existe un cul-de-sac dans la brousse! On a finalement retrouvé notre chemin et avons roulé pendant près de 30 minutes avant que la moto décide de s’arrêter, comme ça, sans raison!?! Que faire? On a rit, ça c’est sur, mais je me suis mis à rire plutôt jaune quand j’ai pris conscience qu’on se trouvait tout près de l’endroit où nous avions rencontré le serpent plus tôt, et j’ai totalement stoppé mon rire quand nous avons entendu le cri des éléphants un peu plus loin dans la brousse. Décidément, quelqu’un devait se payer notre tête dans le moment! C’est le genre de jour que tu crois voir dans le film seulement…
Quel soulagement quand nous avons vu la moto de l’animateur FEPPASI arrivé derrière nous! Il se rendait lui aussi à Bieha puisqu’il avait terminé à Pin! Une chance supplémentaire pour nous : il s’y connaît bien avec les motos et remet notre belle DT en marche en moins de deux! Inutile de dire qu’on lui a demandé de ne pas nous quitté d’une semelle avant notre arrivé à Bieha, juste pour s’assurer qu’un arbre ne décide pas à nous tombé dessus, ou qu’un éléphant apparaisse devant nous, histoire de bien finir la journée!
Quand nous avons arrêté la moto chez ma famille d’accueil de Bieha qui nous attendait pour le repas, nous étions totalement vidées! Nous avons mangé rapidement pour pouvoir rencontrer le reste des producteurs et nous sommes finalement revenues à Léo!!
J’avais l’impression d’être partie depuis des jours! J’étais complètement trempé de sueur, mais tellement heureuse d’être arrivé! Ce soir-là, moi et Kyira avons pris un verre avec des collègues et avons porté un toast au rire! Nous avons conclu que sans lui, nous n’aurions jamais passé à travers notre journée.
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