Dans la vie en générale, j’ai toujours eu beaucoup de chance. Je suis en bonne santé mental et physique, et mon apparence se tient dans la moyenne, je n’attire pas les regards à cause d’une laideur ou d’une beauté particulière. Ces éléments font en sorte que je n’ai jamais vraiment eu à faire face à la différence. Vous savez ces différences qui font en sorte qu’on n’est pas comme les autres? Aujourd’hui, mon tour est venu. Lorsque malgré tout les efforts que je puisse faire pour vivre comme les autres, pour manger comme les autres, pour penser comme les autres, je ne suis pas comme les autres. Peu importe le nombre de mois ou d’années que je pourrais rester ici, ma peau restera toujours une différence qui ne se cache pas. Les gens m’associeront quand même à la richesse, l’abondance et la facilité, et jugeront toujours mes actes et mes paroles en conséquence de la couleur de ma peau. Ça m’a dérangée sur le coup de faire ce constat, la sensation d’impuissance m’a frustrée.
Quand je suis arrivée en Afrique, j’avais en tête de tout faire (ou presque…) pour m’intégrer. Je croyais sincèrement que par toutes ces actions, j’arriverais à me fondre à la masse. Je n’avais vraiment pas en tête avoir à faire face à une réalité aussi frappante.
La photo ci-haut démontre plutôt bien mes propos. Mes cheveux tressé, mon habit traditionnel… et ma peau incroyablement blanche! Rien ne peut la cacher.
Bien que je sois à Léo depuis 3 mois, les gens me portent toujours plus d’attention que la normal. Ça m’agaçait et j’en venais qu’à devenir frustré d’avoir autant d’attention malgré mes efforts de passer inaperçu. Je parle au passé, puisque, il y a quelques semaines de ça, un petit évènement m’a bien fait réfléchir.
Je marchais dans les rue de Ouaga avec une autre volontaire ISF (blanche), quand nous avons croisé un Blanc qui passait à vélo. Et bien, croyez-le ou non, nous nous sommes arrêté de parlé et l’avons fixé toute les deux jusqu’à ne plus le voir! Nous avons éclaté de rire quand on a pris conscience de notre comportement. Wow, comment je peux me permettre de blâmer les gens qui me dévisagent quand moi-même je dévisage les autre Blancs! Je devrais plutôt remercié ceux qui me permettent de passé sous silence!
Depuis ce jour, je salue les gens qui me dévisagent, considérant que c’est une chance pour moi de diminuer la barrière invisible qui nous sépare. Une chose est certaine, je n’envisagerai plus jamais « la différence » de la même façon!
wow! on dirais les paroles d'une sage! C'est beau l'évolution de la pensée!
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